Agent de stérilisation : un métier enfin reconnu par un titre


Raymond LE MOIGN (1er à partir de la gauche), Richard BARTHES (au centre), Emmanuelle ROUCHIT (au micro) et Dominique THIVEAUD (à droite), promoteurs du titre « Agent de stérilisation en milieu hospitalier »

Le public a ressenti l’émotion dans la voix de Raymond LE MOIGN… « De nouveaux métiers apparaissent et exigent de nouvelles compétences qui doivent être professionnalisées. C’est aujourd’hui le cas avec le titre d’Agent de stérilisation en milieu hospitalier. C’est une aventure réussie, on a créé ce métier qui est reconnu partout en France grâce à notre partenariat avec le rectorat. Soyez fiers et profitez de ce moment ! », a lancé le directeur général du CHU de Toulouse lors de la cérémonie de remise des diplômes aux promotions et candidats VAE en 2015, 2016 et 2017.

 

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AGENT DE STÉRILISATION : UN MÉTIER D’AVENIR

« Les hôpitaux de Toulouse ont bien fait de venir nous voir, car cela a porté ses fruits », se félicite Emmanuelle ROUCHIT. Au GIP FCIP de l’académie de Toulouse, c’est elle qui a repris le développement du titre. Agent de stérilisation est un métier d’avenir. De l’avis de tous, on manque de personnel. Lancé en 2011 avec 22 candidat reçus, le diplôme vise un total de 700 diplômés fin 2017, une multiplication par 10 ! « En France, le potentiel est de 10.000 agents. Un jour, le titre sera peut-être obligatoire », ajoute la cheffe de projet certification.

Joël MICAS, directeur du DAVA, remet son diplôme à une candidate

Les nouveaux agents de stérilisation diplômés ont des profils bien différents. Justine, 22 ans, est passée par la formation initiale de 4 mois pour obtenir son diplôme. De la formation à l’emploi, elle a vite franchi le pas. Elle est aujourd’hui embauchée à la clinique Joseph DUCUING à Toulouse ! « J’avais fait des remplacements pendant mes stages. C’est un métier très intéressant. Je me sens importante dans la chaîne des soins aux patients », explique-t-elle avec fierté.

De leur côté, Martine et Fabienne ont obtenu leur diplôme par la VAE – « une reconnaissance », selon elles – qui a validé 20 ans d’expérience professionnelle. Dans le métier, la culture est au compagnonnage. Elles ont donc l’habitude de jouer le rôle de « tutrices » auprès des nouveaux arrivants : « Il faut environ  1 an pour former un jeune ».

Un contact : agentster@ac-toulouse.fr

 

LA VAE A DONNÉ LA PREMIÈRE IMPULSION

Emmanuelle ROUCHIT explique pourquoi la VAE a donné la première impulsion au titre : « Au début, la VAE était majoritaire, car il fallait certifier le personnel expérimenté en place. Puis l’obtention du diplôme par la formation s’est développée. Partie de Toulouse, la VAE est présente dans toutes les académies de métropole et d’Outre-Mer. La formation est présente à Toulouse, Paris, Rouen, Lyon, Marseille et bientôt Montpellier ».

Aujourd’hui, le succès atteint le secteur privé. Le titre a 5 ans. « Il est devenu une star nationale ! « , se réjouit Richard BARTHÈS, directeur des ressources humaines au CHU de Toulouse. Ce ne sont pas les 49 récipiendaires toulousains qui s’en plaindront : 45 ont trouvé un emploi !

 

 

Contact : agentster@ac-toulouse.fr

 

 

 

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